Publié dans Société

Filet de sécurité sociale - Vers l’extension du « Kaly Tsinjo » dans les Provinces

Publié le vendredi, 05 mars 2021

Toamasina, Fianarantsoa et Toliara. Ces Chefs-lieux de provinces auront prochainement des sites de « Kaly Tsinjo », distribuant des repas chauds aux plus vulnérables. Il s’agit, rappelons-le, d’une réponse d’urgence de l’Etat pour les personnes en situation de vulnérabilité à la suite de la crise sanitaire liée au coronavirus. Le choix de ces 3 Provinces s’explique par le fait que leurs habitants ont aussi souffert des impacts de la Covid-19 dans le pays, notamment les confinements.

« Les préparations y afférentes sont déjà en cours, puisque le projet sera bientôt mis en œuvre », à en croire Angelica Bavy, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF). 

Selon les informations recueillies, 2 000 personnes bénéficieront chaque jour des repas chauds et hygiéniques dans les sites du « Kaly Tsinjo » de Toamasina et Toliara, contre 1 500 personnes par jour pour celui de Fianarantsoa, et ce, pendant 3 mois. L’organisation sera la même que celle de la ville d’Antananarivo, d’après notre source auprès du ministère de tutelle. Actuellement, les infrastructures servant de sites « Kaly Tsinjo » sont identifiées. Outre le soutien alimentaire pour les défavorisés, ce filet de sécurité sociale initié par l’Etat constitue également un salut pour les gargotiers et restaurateurs. De plus, il favorise la création d’emplois avec le recrutement de personnels pour assurer les services.

Pour la ville d’Antananarivo, les 30 sites « Kaly Tsinjo » répartis dans les 6 Arrondissements sont ouverts du lundi au samedi. Au total, ils accueillent quotidiennement 6 000 personnes depuis le 12 février dernier, jour de lancement du projet. Les bénéficiaires ont droit à des repas chauds au déjeuner, avec un menu déjà élaboré. Ceci pour une participation symbolique de 100 ariary par personne par jour. Outre le MPPSPF, le ministère de la Santé publique est aussi impliqué dans ce projet, notamment sur le contrôle de l’hygiène dans les sites…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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